MYIA UPLOAD

Page · Vision

Deux souverainetés.

Une infrastructure protège les données. Une voix protège le jugement. Myia traite les deux comme deux problèmes distincts qui doivent être résolus ensemble.

I Infrastructurelle

Où vivent les données.

La conformité Loi 25 ne se réduit pas à signer un contrat avec un fournisseur SaaS. Elle suppose de savoir, à tout moment, où vivent les renseignements personnels, sous quel régime juridique, qui peut y accéder par contrainte légale, et selon quelles modalités de notification.

Pour une organisation québécoise, viser la souveraineté infrastructurelle revient à articuler quatre exigences ensemble :

  • 01
    Juridiction explicite — datacenter sous juridiction québécoise priorisée, Canada en repli acceptable, refus des juridictions soumises à des lois extraterritoriales (CLOUD Act notamment).
  • 02
    Contrôle de la société mère — éviter les fournisseurs dont la maison-mère étrangère peut être contrainte de divulguer, même si le datacenter physique est au Canada.
  • 03
    Contrats explicites — DPA (entente de partage), clauses de notification d'incident, durées de conservation déclarées par catégorie de renseignement.
  • 04
    Journalisation des accès — qui a vu quoi, quand, dans quel contexte. Permet la démonstration de diligence devant la Commission d'accès à l'information.

C'est cette articulation que Myia incarne dans son architecture : hybride cloud et local, frontière déclarée plutôt qu'implicite, modules auto-hébergeables pour les volets sensibles.

II Cognitive

Ce que l'assistant ose dire.

Les grands modèles de langage publics sont entraînés par renforcement humain à plaire. Plus le modèle est poli, prudent, conciliant, plus il retient l'attention de ses utilisateurs et plus il évite la controverse.

Le résultat : un assistant qui donne raison, lisse les contradictions, multiplie les nuances jusqu'à dire la même chose à tout le monde. Confortable pour l'usage individuel. Inutilisable pour une décision stratégique.

LLM généraliste

  • — Cherche l'accord
  • — Évite les sujets difficiles
  • — Multiplie les options « équilibrées »
  • — Reste amical à tout prix
  • — Ne nomme pas le risque

Assistant Myia ajusté

  • — Confronte la prémisse
  • — Refuse l'évitement
  • — Privilégie une recommandation argumentée
  • — Accepte d'être inconfortable
  • — Nomme le risque

La voix d'un assistant Myia est ajustée à l'organisation cliente : son métier, son vocabulaire, ses contraintes, ses risques opérationnels propres. Elle n'est pas neutre par défaut — elle est située.

Et elle reste corrigeable : à mesure que l'organisation évolue, la voix s'ajuste. Pas un modèle figé. Pas un modèle qui dérive non plus.

III Continuité humaine

Assistance augmentée, pas remplacement.

Myia n'est pas conçu pour remplacer le travail humain. Il est conçu pour que la personne qui prend la décision le fasse mieux et plus vite, avec un accès organisé à ce qu'elle sait déjà, plus une confrontation honnête de ses angles morts.

Concrètement : l'assistant accompagne, prépare, contre-argumente, structure. La décision reste à l'humain. La signature aussi. La responsabilité aussi.

Accompagnement humain reste central dans chaque mandat. Aucun assistant ne se déploie en autonomie sans cadrage, sans formation, sans suivi.

Suite logique

La vision se traduit en architecture concrète.